Formule 1
21 Mars 2010

Nouvelles Formule 1

Retro : la première victoire 100% Renault

01 Novembre 2005

C'était un 1er Juillet, il y a 26 ans : une monoplace entièrement conçue par Renault s'imposait en Formule 1 pour la première fois. Souvenirs… 



Les débuts de l'aventure Renault en F1, en 1977, ont été difficiles. Longues nuits, cafés serrés, casses mécaniques et course aux remèdes allaient émailler les premiers mois de présence du Losange dans la discipline. Pourtant, il est des philosophies qui demeurent. Celle qui anime le Renault F1 Team, aujourd'hui, est née voici 25 ans.

Flash-back. Après deux saisons d'apprentissage, Renault se présente sur la grille de 1979 avec une machine beaucoup plus performante. Le championnat dans lequel elle va s'illustrer marque la propagation quasi-générale de l'effet de sol. Ce concept grâce auquel les monoplaces s'accrochent à la piste comme des ventouses grâce à des jupes latérales coulissantes a été utilisé pour la première fois la saison précédente par les Lotus 78 et 79, qui a dominé les débats. Tous les bureaux d'études se sont grandement inspirés de cette trouvaille pendant l'hiver et, lors de la première course du nouveau championnat, neuf des 15 équipes engagées l'utilisent. Renault fait appel pour la première fois à deux pilotes. Jean-Pierre Jabouille, fidèle au volant depuis les débuts de la marque, est épaulé par René Arnoux. Ils vont fièrement défendre la couleur Jaune sur tous les circuits du monde.

A Kyalami, en Afrique du Sud, Jabouille décroche la première pole position de Renault... sans effet de sol et dans l'ancienne RS01. Mais les pneumatiques Michelin qui, sur un circuit favorisant la traction, font merveille et compensent le déficit aérodynamique. De plus, l'altitude de la piste permet au moteur turbo de perdre moins de chevaux que la concurrence : dans cette situation, le bloc français développe 460 chevaux, contre 410 seulement à son rival direct, le moteur atmosphérique V8 Cosworth. La pluie, cependant, ne permet pas à Jabouille de concrétiser en course. Qu'à cela ne tienne : les ingénieurs français savent désormais que le bout du tunnel est proche.

En Espagne, Renault considère l'effet de sol et introduit la RS10 pour Jabouille - Arnoux n'aura la sienne qu'à partir de Monaco. La voiture possède un meilleur équilibre et elle est plus rapide. A Monaco, le moteur reçoit une technologie à double turbo. But : diminuer le temps de réponse. Désormais, chaque banc de cylindre dispose de son turbo, permettant au moteur de gagner 1200 tr/min. Les RS10 se mêlent à la lutte pour la gagne.

Quelques semaines plus tard, sur le circuit de Dijon-Prenois, l'équipe a confiance. Elle a raison : moins de deux ans après son premier Grand Prix, Renault remporte la victoire. Jean-Pierre Jabouille la décroche au terme d'une course tactique : parti prudemment afin d'économiser ses pneumatiques, le Français laisse la Ferrari de Gilles Villeneuve s'échapper en tête. Au tour 47, cependant, il revient à son niveau, le dépasse… et file vers la victoire. Cette performance exceptionnelle gonfle le moral des troupes, qui multiplient les coups d'éclat. En Grande Bretagne, Jabouille réalise la pole position. Il récidive en Allemagne. Arnoux, de son côté, en fait autant en Autriche et en Hollande. En Italie, enfin, les deux monoplaces jaunes se partagent la première ligne de la grille. Avec 26 points, l'équipe va terminer le championnat des constructeurs à la sixième place, juste devant McLaren. L'histoire était en marche !


Plus de nouvelles


Accueil