Cette saison 2006 est un nouveau départ pour Rubens Barrichello. Après de longues années chez Ferrari, et dans l'ombre de Michael Schumacher, le pilote Brésilien espère maintenant tirer son épingle du jeu au sein de l'écurie Honda.
Comment abordez-vous le début de la nouvelle saison ?
« Je suis très, très excité, comme un gamin avec un nouveau jouet. J'ai fait beaucoup d'essais et d'activités de relations publiques, mais ça ne remplace pas la compétition, qui arrive enfin : le début de la saison.
Honda semble avoir été parmi les meilleures écuries au cours des récents essais. Comment évaluez-vous les performances de la nouvelle monoplace ?
« En considérant les essais, il n'y a que du bon à retenir en termes de vitesse. Nous avons réalisé de grands progrès par rapport à la monoplace de l'année dernière, que j'ai eu la chance d'essayer en janvier dernier. Concernant la fiabilité, là encore, la RA106 a été à la hauteur. Les problèmes que nous avons rencontrés ont été réglés et nous anticipons de bons résultats.
Comment trouvez-vous la vie chez Honda ?
« J'y suis très bien. C'est un changement radical pour moi et certains semblent penser que ce changement était risqué, mais ce n'est pas du tout le cas. J'ai bien évalué l'écurie et sa volonté de gagner est extrêmement vive. C'est un ensemble soudé de personnes qui travaillent avec acharnement pour devenir champion, avec la même volonté que moi, et j'espère représenter la dernière petite pièce du puzzle. Je me sens très bien intégré et vraiment comme chez moi.
L'écurie a déclaré prétendre à des victoires en 2006. L'objectif de gagner à Bahreïn est-il réaliste ?
« Je pense que l'une des meilleures décisions, si ce n'est la meilleure, a été d'aller à Bahreïn. En évaluant les pneus, en accumulant les kilomètres sur la monoplace et en veillant à la fiabilité sous la chaleur, nous avons effectué la meilleure préparation possible pour la première course. Par conséquent, prétendre à la victoire est un objectif accessible. »
Qu'avez-vous appris auprès de Jenson Button ?
« Jenson et moi avons très bien travaillé ensemble pendant les essais d'hiver. Je pense que c'est un pilote rapide, il est dans l'écurie depuis longtemps et donc il y a beaucoup de choses à apprendre de lui. On apprend tous les jours auprès de tout le monde. Il serait très arrogant de ma part de dire qu'après 13 ans d'expérience, je n'ai plus rien à apprendre. Je pense que le duel sera très serré entre nous et je suis convaincu que nous allons vivre des moments de course passionnants l'un contre l'autre. »
Comment se compare le nouveau moteur V8 par rapport au V10 précédent ?
« J'ai fait tourner le moteur Honda V10 pendant une demi-journée seulement en janvier dernier, donc je ne peux véritablement établir de comparaison directe qu'avec le moteur que j'avais l'année dernière. Le V8 est un autre animal à dompter. Il est moins puissant mais il n'est pas plus facile, précisément parce qu'il est possible de rouler plein gaz du fait de sa puissance inférieure. Il soulève des questions de maniabilité et demande un mode de pilotage différent. Mais jusqu'à présent, j'ai le sentiment de m'y être très bien adapté. Je ne pense pas que le V8 puisse rattraper les grosses fautes. Il faut être souple et par chance, je pense qu'il convient à mon style de conduite et à celui de Jenson. »
Quel est votre sentiment sur le nouveau système de qualifications ?
« Il est difficile de faire un commentaire, car nous n'avons pas encore essayé le nouveau système de qualifications. Les gens de la télévision l'étudieront avec soin et leurs commentateurs fourniront des informations aux téléspectateurs. Il est possible que les supporters des tribunes mettent plus de temps à bien saisir son fonctionnement. Bien sûr, les dix dernières voitures seront sur la piste pendant plus longtemps et ce sera plus plaisant pour le public, car c'est au cours des dernières minutes que le pilote le plus rapide émergera, ce qui était passionnant à vivre il y a quelques années. »