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Michelin et Alonso maintiennent le cap

Michelin et Alonso maintiennent le cap

23 Avril 2006

Il était de loin le plus rapide en piste, mais Fernando Alonso (Renault / Michelin) n'a pas réussi à doubler la Ferrari de Michael Schumacher au cours des 29 tours de leur duel. Grâce à sa deuxième place, l'Espagnol en profite tout de même pour creuser son avance au classement du championnat du monde. Au total, Michelin place 6 voitures dans les 10 premiers.

Un soleil magnifique a bercé l'Emilie Romagne au cours de ce Grand Prix de Saint-Marin, qui s'est déroulé par une température presque estivale de 29 degrés. A l'extinction des feux rouges, les deux premiers qualifiés se sont élancés impeccablement, Michael Schumacher (Ferrari) devant Jenson Button (Honda / Michelin). Derrière, Felipe Massa (Ferrari) et Fernando Alonso (Renault / Michelin) parvenaient à se glisser devant Rubens Barrichello (Honda / Michelin), qui était qualifié en troisième position.

Derrière, un accrochage entre Yuji Ide (Super Aguri) et Christijan Albers (Midland) a contraint la direction de course à neutraliser celle-ci derrière le Safety Car deux tours durant.

Les premiers tours de course n'ont ensuite apporté aucune surprise, les écarts se creusant lentement entre les premiers. Les stratégies étant très différentes d'une écurie à l'autre, chacun attendait les premiers ravitaillements pour connaître les positions réelles.

Sans grande surprise, les pilotes Honda furent les premiers à passer par les stands pour faire le plein et changer leurs pneus Michelin. C'est ainsi que Rubens Barrichello stoppa au 14e tour, suivi aussitôt par Jenson Button - qui s'avéra être parti pour ravitailler trois fois.

Michael Schumacher s'arrêta au 20e passage. Un ravitaillement-éclair qui suivait celui de son coéquipier Felipe Massa, et qui permettait à Fernando Alonso de s'emparer provisoirement de la tête de course.

Dès lors, avec un réservoir quasiment vide, ce dernier devait en profiter pour refaire son retard sur la Ferrari, ce qu'il ne réussit que partiellement avant de stopper, au 25e tour.

Le plein fait, c'est à ce moment-là que Fernando Alonso a dévoilé tout le potentiel de sa Renault / Michelin. Alors qu'il comptait 11.2 secondes de retard sur la Ferrari de tête au 26e tour, le champion du monde avait réduit son retard à 2.4 secondes au 33e tour, et à 0.4 seconde une ronde plus tard - la Renault / Michelin était alors quasiment deux secondes au tour plus rapide que la Ferrari.

Il restait dès lors près de la moitié de la course à disputer. Et contre toute attente, Michael Schumacher réussit à tenir jusqu'au bout. Au 41e tour, n'y tenant plus, l'écurie Renault décida de modifier sa stratégie et d'avancer le ravitaillement du pilote espagnol, afin de lui laisser une chance de se dégager de la Ferrari et d'aligner des tours propres.

Mais la Scuderia a aussitôt adapté sa propre tactique et fait rentrer le pilote allemand au tour suivant. Reparti de justesse en tête, à 20 tours de l'arrivée, Michael Schumacher usa de toutes les ficelles de son métier pour rester devant le bouillant Espagnol et remporter le Grand Prix de Saint-Marin. « Sur ce circuit, il est très difficile de doubler, c'est même impossible si le pilote qui roule devant vous ne commet pas d'erreur », commente Fernando Alonso. « J'ai fait tout ce que j'ai pu, j'ai attendu une opportunité qui n'est pas venue, et quand j'ai réalisé que je n'y arriverais pas, j'ai levé le pied. J'ai trop besoin de ces huit points. »

A trois tours de la fin, en effet, le pilote Renault est sorti trop large du virage 6, passant même dans l'herbe. Ce qui l'a décidé à ralentir le rythme pour assurer sa deuxième place.

Pour Michael Schumacher, cette victoire constitue une sorte de revanche sur la course de l'an dernier, dont elle prend l'exact contre-pied puisqu'elle l'avait vu terminer deuxième derrière Fernando Alonso après un long duel au terme duquel il n'avait pas pu passer le pilote Renault.

Le combat halletant que se sont livrés les deux pilotes de tête ont presque fait oublier le restant du peloton. Au moment de franchir le drapeau à damier, Juan Pablo Montoya (McLaren Mercedes / Michelin) se classe troisième, devant Felipe Massa (Ferrari), Kimi Räikkönen (McLaren Mercedes / Michelin) et Mark Webber (Williams).

Derrière, Jenson Button, septième, et Giancarlo Fisichella (Renault / Michelin) marquent des points eux aussi, alors que Rubens Barrichello termine dixième. Au total, trois des six écuries partenaires de Michelin ont donc marqué à Imola.

Plus loin, on trouve les deux BMW Sauber / Michelin de Jacques Villeneuve et de Nick Heidfeld, qui terminent respectivement 12e et 13e, devant les deux Toro Rosso / Michelin de Vitantonio Liuzzi et Scott Speed. Les deux Red Bull Racing / Michelin de David Coulthard et Christian Klien ont abandonné au 48e (Coulthard) et 41e tour (Klien).


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