
L'Espagnolet champion du monde en titre, Fernando Alonso, termine la course en deuxième position mais réalise une bonne opération au championnat pilote 2006.
Fernando, êtes-vous déçu… ou satisfait ?
FA : Un peu des deux, j'imagine ! En partant de la 5ème position sur la grille, terminer 2ème est un excellent résultat. Mais la victoire est passée très, très près…
Quand la course s'est-elle jouée ?
FA : A la fin du deuxième relais. Michael avait de gros problèmes et tournait très lentement. Je suis revenu sur lui mais je ne parvenais pas à passer même si ma voiture était au moins deux secondes plus rapide que la Ferrari. Nous avons donc décidé d'anticiper mon dernier ravitaillement afin de dépasser dans les stands. Cela n'a pas marché, et lorsque Michael a changé de pneumatiques, il a haussé la cadence. J'étais encore plus rapide que lui, mais Imola est tellement spécial qu'on ne peut vraiment pas passer… De plus, la Ferrari était incroyablement rapide dans les lignes droites. Je ne pouvais rien faire.
Avez-vous tenté un dépassement en fin de course ?
FA : A quelques tours de la fin, j'ai attaqué à la limite et pris tous les tours moteurs disponibles afin de mettre encore plus de pression sur Michael, mais cela n'a pas suffi. Je me suis fait une petite frayeur en partant en sous-virage et j'ai alors décidé d'assurer jusqu'à l'arrivée. Sur un autre circuit, je pense que j'aurais pu passer.
Pensez-vous que vous auriez dû rester en piste quelques tours de plus avant de vous arrêter pour la dernière fois ?
FA : Qui sait ? Après la course, nous analyserons ce qui aurait été le mieux. Mais sur le coup, il faut prendre une décision en un tour et je pense que nous avons pris la bonne décision. Il est toujours facile de refaire le monde… mais c'est trop tard.
Quels sont les enseignements de cette course ?
FA : Imola n'a jamais été notre piste préférée et notre voiture y était la plus rapide. De plus, les deux McLaren terminent derrière moi, ce qui est une excellente opération au championnat. Deux victoires et deux deuxièmes places en quatre courses, c'est un résultat exceptionnel.
Quel est votre principal rival au championnat désormais ?
FA : Je pense qu'il faudra attendre encore quelques courses et voir ce qui se passe. Michael est une menace, c'est sûr, mais il n'est pas le seul. Les deux McLaren le seront également, tout comme Giancarlo. L'avenir nous dira qui sera mon challenger principal.