
Le champion du monde en titre, Fernando Alonso, reconnaît que la lutte sera serrée ce week-end à Montréal. Mais il ne baisse pas les bras !
Fernando, vous arrivez à Montréal en tête du championnat du monde avec 23 points d'avance sur Michael Schumacher. Comment vous sentez-vous ?
FA : Bien. Nous disputons un début de saison fantastique, puisque j'ai décroché 5 victoires et 3 deuxièmes places en 8 courses. Cela nous permet d'être plus sereins. Maintenant, nous voulons tordre le cou à la malchance dont nous avons toujours été victimes au Canada. Je ne suis jamais monté sur le podium ici et ai dû abandonner ces deux dernières années. Il faut que cela change !
Qu'avez-vous retenu de votre abandon en 2005 ?
FA : J'attaquais trop fort et je suis sorti de la piste. J'ai appris qu'il ne servait à rien de courir après la victoire lorsqu'il n'y avait que très peu de chances d'y parvenir. Qu'il valait parfois mieux rester relax, viser le podium, et ne pas sacrifier des points.
Quel est votre sentiment sur la course à venir ?
FA : Je pense qu'avec la vitesse de pointe dont les Ferrari ont bénéficié depuis le début de la saison, elles seront les favorites pour les deux Grands Prix à venir. Nous verrons ce qui se passe ce week-end, mais le Grand Prix à venir sera peut-être un de ceux à l'issue desquels il faudra se contenter d'une deuxième place. Je ne pars pas défaitiste et je viserai la victoire si je le peux, cependant. Mais attention aux Ferrari.
A partir de cette course, le profil des ailerons arrière sera différent pour éviter tout problème de flexibilité. Cela changera-t-il quelque chose ?
FA : Peut-être. Mais je ne pense pas que cela fasse une énorme différence.
La voiture bénéficiera-t-elle d'évolutions techniques ?
FA : Oui. Nous avons apporté pas mal de nouveautés aérodynamiques. Certaines sont destinées à répondre aux contraintes de Montréal. D'autres font partie du processus de développement châssis et resteront jusqu'à la fin de la saison. Il y a des choses intéressantes. Je suis donc certain que nous serons compétitifs.