
Quelle plus belle course que Monaco pour célébrer une 200ème participation en Grand Prix? Giancarlo Fisichella profitera du hasard du calendrier pour se hisser au neuvième rang des pilotes les plus assidus de l'histoire de la F1. Petit aperçu de la carrière du Transalpin.
Ses débuts en F1: Melbourne 1996
"J'étais pilote d'essais de l'écurie Minardi dix jours avant le Grand Prix d'Australie, tout en participant au championnat international de voitures de tourisme et de DTM pour Alfa Romeo." confie Fisico. "Giancarlo Minardi m'a appelé et m'a dit: 'Giancarlo, tiens toi prêt, tu viens en Australie. Prends ton casque et tes affaires.' Je lui ai répondu: 'C'est super, je suis heureux de venir pour voir l'Australie et la première course.' Il m'a rétorqué: 'Non, ce n'est pas pour assister au Grand Prix, tu vas y participer!' Je ne pouvais pas y croire et je lui ai demandé s'il plaisantait."
Sa première victoire: Interlagos 2003
"J'ai très bien piloté. Nous avons eu un peu de chance, mais j'ai tout réalisé à la perfection. Lorsque j'ai franchi la ligne, mon ingénieur m'a dit que j'avais gagné, j'étais vraiment très très heureux. Je ne sais pas pourquoi, mais ils sont fait une erreur (*) et m'ont classé second. Je n'ai pas pu célébrer ma première victoire sur le podium au Brésil, c'était une grosse déception."
(*) Sous une pluie battante, au volant d'une Jordan peu fringante, Fisichella s'empare de la tête de la course. Après les violentes sorties de piste de Webber puis Alonso, la commission de course décide d'interrompre la Grand Prix mais fige le classement au 53ème tour, soit une boucle avant de voir Fisichella s'emparer du commandement. Après avoir étudié attentivement la réglementation, la FIA a reconnu son tort et établi la hiérarchie au 54ème tour.
Ses années Renault: 2005-2007
Giancarlo décroche deux victoires, en Australie dès sa première course pour le Losange puis en Malaisie une saison plus tard. L'Italien apporte sa pierre aux deux titres constructeurs de l'écurie française, mais doit s'avouer vaincu face à la fougue de son équipier, Fernando Alonso, qui sera sacré double champion du monde.
"L'Australie était un superbe week-end. Décrocher la pole puis la victoire dès la première course avec ma nouvelle équipe était quelque chose de fantastique."
En 2007, Fisichella se voit débarrassé de son encombrant équipier, qui s'est engagé avec McLaren-Mercedes. L'Italien semble avoir son horizon dégagé pour enfin décrocher la couronne mondiale mais la nouvelle Renault R27 ne parvient pas à trancher dans le vif.
"La voiture n'était malheureusement pas aussi performante que les années précédentes. L'aérodynamique était complètement ratée. Nous n'étions pas aussi rapides que Ferrari ou McLaren. C'était une grosse déception et la saison a été très dure. Monaco était la seule course positive, quatrième en qualifications puis en course."
La pari Force India: 2008-?
Frustré par sa dernière saison chez Renault, l'Italien décide de rebondir chez Force India, jeune écurie indienne abonnée au fond de grille mais aux ambitions intactes. A 35 ans, Fisichella est plus motivé que jamais.
"C'était une bonne mais difficile décision. Je quittais un top team pour une nouvelle écurie, qui occupait la queue du peloton depuis plusieurs saisons. Mais nous avons depuis le début réalisé du travail fantastique. Nous avons effectué un grand pas en avant, j'en suis très heureux. C'est très encourageant. Il nous reste énormément de travail mais nous progressons."
"Je me sens toujours jeune, heureux de travailler en F1, d'être un pilote de F1. Le seul problème est que nous voyageons tout le temps! Mis à part cela, j'aime toujours la F1. Je ne serais pas ici si ce n'était pas le cas."
Source: Force India F1
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