Jenson Button a dominé de bout en bout le Grand Prix de Turquie, septième manche du championnat du monde. Le pilote Brawn GP a profité d'une largesse de Sebastian Vettel dans le premier tour pour prendre le commandement des opérations puis remporter une sixième victoire en sept courses. Le poleman, Vettel, est finalement troisième, derrière son équipier Mark Webber.
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Au signal du starter, Vettel démarre sans coup férir, suivi comme son ombre par Jenson Button. La situation est plus délicate pour Rubens Barrichello, qui voit sa BGP 001 hoqueter à la mise en route et perdre inexorablement du terrain. Résistant aux deux Ferrari équipées du KERS de Räikkönen et Massa et chipant la troisième place à Webber, Trulli est également l'auteur d'un bel envol au volant de sa Toyota.
Pendant que Barrichello se débat au cœur du peloton, son équipier Button profite d'une erreur de Vettel dans le virage n°10 pour se porter en tête. Le Britannique n'en attendait pas tant... Dans la foulée, Webber reprend son bien aux dépends de Jarno Trulli.
Dès lors, Button prend ses distances et creuse au 6ème tour un écart de 2''9 sur Vettel, 6''9 sur Webber, 9''2 sur Trulli et 11''6 sur Rosberg, cinquième en course et neuvième sur la grille. L'abandon de Giancarlo Fisichella au 7ème tour restera au rang des anecdotes.
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Rejeté dans le ventre mou du classement, Barrichello est aux prises avec la McLaren-Mercedes de Kovalainen. Après plusieurs tentatives infructueuses, distancé par le KERS de la MP4-24 en ligne droite, le Brésilien perd patience et attaque un peu trop fort le Finlandais au virage n°11 : les deux hommes s'accrochent. Les malheurs du Brésilien ne s'arrêtent cependant pas là : piqué au vif, il tente une manœuvre difficile sur Sutil et arrache son aileron avant. Il passe par les stands pour en changer mais perd ses derniers espoirs de points.
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Vettel ne fait pas mentir les prévisions et est bien le premier homme à passer à la pompe au 15ème passage s'immobilisant 6''5, suivi par Button au 16ème puis Webber au tour suivant. L'arrêt du duo est trois secondes plus long que celui de l'Allemand. Plus léger en essence, Vettel pointe à cinq secondes du leader du championnat à l'issue de la première valse d'arrêts aux stands.
Pris au piège au départ, Räikkönen se plaint d'un aileron avant capricieux et ne peut rien face à Lewis Hamilton, modeste seizième sur la grille de départ. A l'avant, Vettel fait le forcing et n'est plus qu'à 2''4 de Button, tandis que Webber est relégué à 11''8.
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Au 23ème tour, Vettel fait la jonction avec le pilote Brawn GP. Le jeune allemand va se montrer pressant dans ses rétroviseurs, se faire menaçant dans le ligne droite des stands mais rien n'y fait. Il est rappelé par son équipe aux stands quelques boucles plus tard, voyant la monoplace du Britannique lui faisant perdre un temps précieux.
Button, sur une stratégie à deux stops au contraire de Vettel, se retrouve alors dans un fauteuil et dispose de 21'' d'avance sur son second, Mark Webber. Button s'offre même le luxe de signer le meilleur tour en course au 41ème passage, le mettant définitivement hors de porté de ses rivaux. Il s'arrête aux stands deux tours plus tard, plagié par Webber. Vettel s'affranchit lui aussi de son dernier arrêt et repart troisième.
Le calvaire de Rubens Barrichello prend fin à dix tours du but, trahi par sa boîte de vitesse qui avait déjà montré de signes de faiblesses en début de course. C'est la première fois qu'une Brawn GP ne termine pas dans les points et même ne voit pas l'arrivée d'une course.
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A l'opposé, rien n'entrave le cavalier seul de son équipier Button qui adopte un train de sénateur. Le Britannique a réduit ses tours moteur depuis déjà bien longtemps et laisse revenir Mark Webber à 7''. Malgré un dernier effort, Vettel restera troisième derrière son équipier.
Button remporte sans problème une sixième victoire en sept courses et est - une nouvelle fois - le grand vainqueur du week-end : dix points pris à Barrichello, deux à Webber et quatre à Vettel.
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La quatrième place revient à Jarno Trulli, qui prône la révolte dans le clan Toyota. La huitième place de Glock, parti treizième sur la grille, confirme le retour de la firme japonaise au premier plan. Nico Rosberg a bâtit les fondations de sa superbe cinquième place finale à l'extinction des feux, jaillissant de sa neuvième place. Seul représentant de la Scuderia Ferrari dans les points, Felipe Massa est sixième et abandonne son trône turc au nouveau Roi Button. Robert Kubica inscrit - enfin - ses premiers points cette saison, ceux de la septième place.
Kimi Räikkönen et Fernando Alonso échouent à la porte des points. Sébastien Bourdais est dix-huitième.
Jenson Button est plus que jamais leader du championnat pilotes mais n'a aucune raison de desserrer l'étreinte : le Britannique tentera de s'imposer dans deux semaines pour la première fois sur ses terres, à Silverstone.