Formule 1
23 Novembre 2009

Nouvelles Formule 1

Vettel comme un grand

21 Juin 2009

Sebastian Vettel a magistralement remporté le Grand Prix d'Angleterre, dimanche sur le circuit de Silverstone. Le pilote allemand précède son équipier Mark Webber, qui offre ainsi à Red Bull un deuxième doublé cette saison. Rubens Barrichello n'avait pas les armes pour rivaliser avec les deux pilotes de l'écurie autrichienne et se contente de la troisième marche du podium.

Les photos de la première ligne se monnaieront cher : c'est la seule fois du Grand Prix que l'on apercevra Vettel et Barrichello sur la même image. Une fois le départ donné, le poleman a pris d'assaut le premier virage de ' Copse ' et ne sera plus revu, creusant un écart hallucinant d'une seconde au tour ! Dès la fin de la première vague de ravitaillement, le plus jeune vainqueur en Grand Prix de l'histoire se permettait de gérer son rythme, son seul rival étant... le comportement mécanique de son monture.

Mark Webber n'a pu donner la réplique à son équipier, perdant un temps précieux (une vingtaine de seconde) derrière la Brawn de Rubens Barrichello lors de la première partie de la course. Affranchi de son premier arrêt ravitaillement, le pilote australien a repris la piste in-extremis devant Rubens Barrichello, avant de prendre le large et d'assurer le doublé pour le géant de la boisson énergétique. Webber termie à la deuxième place une... deuxième fois consécutive et pour la troisième fois cette saison.

Quand ce n'est pas son équipier, ce sont les Red Bull qui empêchent Rubens Barrichello de bondir sur la plus haute marche du podium. ' Rubinho ' a rapidement fait une croix sur ses velléités de victoire après quelques tours. Incapable de suivre Vettel dans son premier relais, le Brésilien a subi la même chose dans le second avec Webber. A l'arrivée, l'écart est criant : 44 secondes !

Il avait martelé en semaine que le circuit de Silverstone ne lui réussissait pas : même si le podium n'est pas au bout, Felipe Massa devrait quelque peu revoir sa position. Le Brésilien est quatrième, à quatre petites secondes du top 3. Un départ magistral (cinq places de gagnées) suivi d'un premier relais prolongé (éphémère deuxième à la faveur des ravitaillements) lui a permis d'égaler son meilleur résultat cette saison. Le Brésilien a soufflé la quatrième place à Nico Rosberg à l'issue de la dernière salve d'arrêts aux stands. Le pilote Williams ne fait lui finalement pas mieux que cinquième, comme à Istanbul, alors qu'il avait Rubens Barrichello dans son viseur, synonyme de troisième position.

Au contraire de Massa, un départ calamiteux (passant de la sixième à la neuvième place) a plombé d'entrée la course de Jenson Button. Et les tribunes, rarement autant remplies, n'ont pu ' Push the Button ' plus loin. Un dernier relais en gommes tendres lui a permis de recoller avec des bottes de sept lieues aux échappements de Nico Rosberg mais il était déjà trop tard. Sixième, le héros de Frome est exclu du podium pour la première fois de la saison et abandonne sept points à Sebastian Vettel.

L'immense déception du leader du championnat est légitime mais celle de Jarno Trulli ne doit pas en être bien loin. Le pilote Toyota, quatrième sur la grille, a cafouillé son envol et laissé filer le bon wagon. Il se contente des deux points de la septième place, devant la Ferrari de Kimi Räikkönen, qui grappille le point de la huitième place.

Dans le peloton, les luttes ont été nombreuses mais ont accouché d'une souris. Après un départ manqué - décidément la clé de ce Grand Prix d'Angleterre - Fernando Alonso a tout tenté derrière un Nick Heidfeld plus lesté en essence : sans succès. L'Espagnol a vu sa stratégie partir en lambeaux derrière la BMW Sauber du pilote germanique et termine finalement quatorzième, deux places derrière son équipier Piquet, sur une stratégie à un arrêt.

Le duel entre Sébastien Bourdais et Heikki Kovalainen a lui tourné au vinaigre. Le Français a déboîté, le Finlandais a fermé la porte : les deux hommes se sont accrochés et ont rejoint leurs stands à un tour d'intervalle pour abandonner.

Sur le podium, le symbole est beau : le géniteur de la RB5, Adrian Newey, brandit le trophée du constructeur vainqueur. Nul doute qu'il laisserait volontiers la place dans trois semaines au Nürburgring à Dieter Mateschitz ou Geoff Willis si l'écurie anglo-autrichienne venait à répéter cet écrasant doublé.


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