Jarno Trulli a achevé son Grand Prix d'Allemagne avec à décevante dix-septième place mais n'a jamais été épargné par la malchance en Allemagne, victime de la météo en qualifications puis d'un accrochage en course. Le pilote Toyota a fait le point sur ces enchainements malheureux et compte bien ne plus avoir à y penser à Budapest, théâtre du Grand Prix de Hongrie.
![]() |
Les circuits comme celui du Nürburgring, dotés d'une épingle en guise de premier virage, peuvent être particulièrement meurtriers au signal du départ. Comme Lewis Hamilton, Trulli a payé au prix fort une friction anodine mais explique que les conditions météo et une meilleure position sur la grille peuvent être une arme face à ces tourments.
« Comme d'habitude au Nürburgring, c'était très serré dans les premiers virages et il y avait une grosse lutte pour gagner des places. » explique le pilote Toyota. « Quand vous démarrez au milieu du peloton, c'est toujours assez mouvementé mais tout se passait bien jusqu'à temps qu'une monoplace me dépasse et rebondisse sur mon aileron avant ; j'ai senti que quelque chose n'allait pas avec mon aileron, même si je ne pouvais pas voir la partie endommagée, je suis donc rentré aux stands pour en changer. »
![]() |
Les attardés - dont faisait partie Trulli - de la course espéraient bien se refaire une santé en profitant de la pluie ou d'une intervention de la sécurité salvatrice mais les nuages et les pilotes sont restés particulièrement sages. « Evidemment, c'est très compliqué de rapporter quelque chose d'une course dans laquelle vous avez effectué un arrêt aux stands supplémentaire. » soupire Jarno. « Tout de suite après mon arrêt, j'étais assez rapide et, si vous jetez un coup d'oeil aux meilleurs tours en course, le mien était aussi voire plus rapide que certaines monoplace du top 6 ; je suis donc revenu en queue de peloton très rapidement mais suis resté bloqué dans le trafic pendant toute la course, ce qui ne m'a laissé aucune chance de récolter un résultat correct. »
Quelles peuvent être les parades face à ces imprévus ? « Tout d'abord, nous devions savoir ce que réservait la météo. » poursuit le vainqueur du GP de Monaco 2004. « Samedi, il semblait que nous aurions une course humide mais la pluie est tombée dimanche matin et les conditions en course étaient ok, même s'il faisait toujours assez froid. Il est difficile d'avoir de grandes ambitions en s'élançant quatorzième mais nous savons que notre monoplace est fondamentalement compétitive, j'étais donc déterminé à me battre pour tenter de grappiller quelques positions - nous avions confiance en notre stratégie et n'avons jamais rien lâché. »
![]() |
Ce nouveau Grand Prix bouclé sur un score vierge - le troisième cette saison - fait d'autant plus mal que l'écurie japonaise voit désormais Ferrari revenir sur ses talons. Trulli espère donc rebondir en Hongrie, où les températures devraient être plus chaudes et donc plus propices à la TF109. « Nous pouvons nous attendre à ce que les températures seront bien meilleures qu'au Nürburgring, c'est une certitude. » a assuré le Transalpin à un peu mois deux semaines du Grand Prix de Hongrie. « Cela devrait bien nous convenir parce que, généralement, notre voiture est bien plus rapide sous la chaleur. Nous avons bien réussi en Hongrie par le passé mais chaque saison est différente et je ne sais pas vraiment à quoi m'attendre, nous faisons tout notre possible et la voiture a bien plus de potentiel que ce qu'elle a montré au Nürburgring. »
| 01 Dec. | ||
| 02 Dec. | ||
| 03 Dec. | ||
| tout voir | ||
|---|---|---|